Arrêt maladie 2026 : combien allez-vous vraiment toucher ?

Arrêt maladie 2026 : Vous venez de recevoir un arrêt maladie de votre médecin. Ou vous anticipez une absence prolongée. Et la question qui surgit immédiatement — celle que tout le monde se pose mais que personne n’ose poser à voix haute — c’est : combien vais-je vraiment toucher ? Pas en théorie. Pas « ça dépend ». Mais concrètement, sur votre compte bancaire, à la fin du mois.

En 2026, les règles ont évolué. Un nouveau plafond de calcul est en vigueur depuis avril 2025, la réforme des congés payés pendant arrêt maladie est désormais bien ancrée dans le droit français, et le gouvernement débat d’un durcissement des conditions. Ce guide chiffré vous donne toutes les réponses, sans jargon, avec des exemples concrets adaptés à votre salaire.


Table des matières


Comment fonctionnent les indemnités journalières en 2026 ?

Lorsque vous êtes en arrêt maladie, votre contrat de travail est suspendu : votre employeur ne vous verse plus de salaire directement. C’est la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) qui prend le relais en vous versant des indemnités journalières (IJ), aussi appelées IJSS (Indemnités Journalières de Sécurité Sociale).

Pour y avoir droit, vous devez remplir deux conditions cumulatives :

  • Avoir travaillé au moins 150 heures durant les 3 mois précédant l’arrêt
  • Avoir cotisé sur une rémunération d’au moins 1 015 fois le SMIC horaire au cours des 6 mois précédant l’arrêt (soit environ 12 200 € sur la base du SMIC 2026)

Le montant maximum des IJ maladie en 2026 s’élève à 41,95 € bruts par jour depuis l’abaissement du plafond de calcul à 1,4 SMIC.

📌 Bon à savoir : Depuis le 1er avril 2025, le salaire de base retenu pour le calcul des indemnités journalières maladie est pris en compte dans la limite de 1,4 SMIC mensuel, contre 1,8 SMIC auparavant. Ce changement impacte directement les salariés gagnant plus de 2 552 €/mois.

📊 41,95 € bruts/jour – Plafond IJ maladie 2026


Le délai de carence : les 3 jours non indemnisés

C’est la règle que tout le monde redoute. Les 3 premiers jours de votre arrêt maladie ne sont pas indemnisés par la Sécurité sociale : c’est ce qu’on appelle les jours de carence. Passé ces 3 jours, la CPAM vous versera des IJ pour chaque jour calendaire d’arrêt.

Exemple concret : Vous êtes en arrêt à partir du lundi 1er juin. Vous ne serez indemnisé par la CPAM qu’à partir du jeudi 4 juin.

Le délai de carence est calculé de manière calendaire : il faut tenir compte des 7 jours de la semaine, y compris les week-ends et les jours fériés.

Ce qui pourrait changer en 2026

Pour enrayer le déficit public, le gouvernement a envisagé de doubler le nombre de jours de carence, passant de 3 jours non indemnisés à 6. À la date de rédaction de cet article, le délai reste officiellement fixé à 3 jours dans le secteur privé. Restez attentif aux évolutions législatives en cours.

⚠️ Attention : Certaines conventions collectives suppriment ou réduisent ce délai de carence. Vérifiez votre convention collective — votre employeur peut être tenu de prendre en charge ces 3 jours.

📊 3 jours (secteur privé) – Délai de carence arrêt maladie 2026


Comment calculer ses indemnités journalières ?

La formule officielle est simple. Voici comment fonctionne le calcul des IJ maladie en 2026 :

La formule de calcul

Salaire Journalier de Base (SJB) = Total des 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25
IJ = SJB × 50 %

Le salaire brut pris en compte est plafonné à 1,4 × le SMIC mensuel, soit 2 552,25 €/mois en 2026.

Exemples concrets

Exemple 1 — Salaire de 2 000 €/mois :

SJB = (2 000 € × 3) ÷ 91,25 = 65,75 €
IJ = 65,75 × 50 % = 32,87 € par jour

Exemple 2 — Salaire de 3 500 €/mois (au-dessus du plafond) :

Pour un salarié gagnant au-dessus du plafond de 2 552,25 €, son SJB est plafonné à 83,90 € et son IJ est limitée à 41,95 €/jour.

💡 Note fiscale : Les IJ sont soumises à la CSG (6,2 %) et à la CRDS (0,5 %), ce qui réduit légèrement le montant net perçu.


Le maintien de salaire par l’employeur : qui en bénéficie ?

La CPAM ne couvre qu’une partie de votre perte de revenu. Mais votre employeur peut être tenu de compléter ces indemnités pour maintenir votre niveau de rémunération.

Les conditions pour en bénéficier

Pour déclencher l’obligation de maintien de salaire de l’employeur (à partir du 8e jour), le salarié doit remplir quatre conditions cumulatives : avoir au moins 1 an d’ancienneté, avoir justifié de son incapacité par un certificat médical transmis dans les 48 heures, être pris en charge par la Sécurité sociale, et être soigné sur le territoire français ou dans un État membre de l’UE.

Les taux légaux

Le maintien de salaire légal s’élève à 90 % de la rémunération brute pendant les 30 premiers jours d’indemnisation, puis à deux tiers du salaire brut (66,66 %) à partir du 31e jour jusqu’au 60e jour.

📋 Le rôle clé de votre convention collective : Les conventions collectives peuvent prévoir des dispositions nettement plus favorables. En pratique, certaines CCN suppriment le délai de 7 jours patronal et prévoient une prise en charge dès le 1er jour d’arrêt, ou encore un maintien à 100 % du salaire net sans dégressivité. Consultez votre convention collective ou votre service RH pour connaître vos droits réels.


Tableau : combien toucherez-vous selon votre salaire ?

Voici une estimation des montants que vous pouvez percevoir selon votre niveau de salaire brut mensuel, après le délai de carence de 3 jours, hors maintien de salaire employeur :

Salaire brut mensuel Salaire journalier de base IJ brute/jour (CPAM) IJ nette/jour (après CSG/CRDS) Mensuel estimé (30 jours – 3 carence)
1 600 € (SMIC) 52,60 € 26,30 € ~24,50 € ~661 €
2 000 € 65,75 € 32,87 € ~30,60 € ~825 €
2 500 € 82,19 € 41,10 € ~38,20 € ~1 031 €
2 552 € (plafond) 83,90 € 41,95 € ~39,00 € ~1 053 €
3 500 € et + 83,90 € (plafonné) 41,95 € ~39,00 € ~1 053 €

⚠️ Ces montants sont des estimations brutes. Le montant net perçu tient compte de la CSG (6,2 %) et de la CRDS (0,5 %). Pour un calcul précis, utilisez le simulateur de la CPAM ou rapprochez-vous de votre service RH.

Vous le voyez clairement : plus votre salaire dépasse 2 552 €/mois, plus la perte de revenus est importante. C’est précisément là que le maintien de salaire de l’employeur et les garanties de prévoyance deviennent essentiels.


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Arrêt maladie longue durée : ce qui change après 30 jours

Un arrêt qui s’étire dans le temps change les règles du jeu, tant du côté de la CPAM que de votre employeur.

Du côté de la CPAM

Les IJ peuvent être versées jusqu’à 360 jours sur une période de 3 ans pour une maladie ordinaire. Pour les arrêts de plus de 6 mois, des conditions supplémentaires s’appliquent :

  • Être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois
  • Avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 derniers mois

Du côté de l’employeur

Le maintien de salaire légal couvre 90 % du salaire brut pendant 30 jours, puis deux tiers du salaire brut à partir du 31e jour jusqu’au 60e jour. Chaque période est prolongée de 10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté à partir de la 6e année.

La réforme 2026 : durée des arrêts encadrée

À compter de 2026, il est prévu que la première prescription d’un arrêt maladie ne puisse excéder 30 jours maximum. L’objectif est d’éviter les arrêts initiaux très longs sans réévaluation médicale intermédiaire, et de favoriser un suivi plus régulier de l’état de santé du salarié.

📊 30 jours – Durée max première prescription arrêt maladie 2026


Arrêt maladie et congés payés : la réforme 2024 qui change tout

C’est l’une des grandes évolutions récentes du droit du travail français. Avant 2024, un salarié en arrêt maladie ordinaire n’acquérait aucun congé payé pendant son absence. Ce n’est plus le cas.

Ce que dit la loi ddadue du 22 avril 2024

Depuis le 24 avril 2024, le salarié en arrêt de travail en raison d’une maladie ordinaire est en droit d’acquérir des congés payés. Il bénéficie de 2 jours ouvrables de congés payés par mois d’absence, dans la limite de 24 jours ouvrables par an.

En cas d’arrêt lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle, le droit est plus favorable : 2,5 jours ouvrables par mois, sans plafond annuel.

Le report de 15 mois

La loi DDADUE a prévu un mécanisme de report pour les congés non pris en raison d’un arrêt maladie. Le salarié dispose d’un délai de 15 mois pour les prendre, à compter de l’information écrite que doit lui transmettre l’employeur à son retour.

L’obligation d’information de l’employeur

Postérieurement à un arrêt de travail pour maladie, l’employeur doit informer le salarié du nombre de jours de congés dont il dispose et de la date à laquelle ces jours peuvent être pris, dans le mois suivant la reprise du travail.

Concrètement : si vous êtes en arrêt 3 mois, vous avez acquis 6 jours de congés payés supplémentaires que vous pouvez poser à votre retour. Ne laissez pas ces droits expirer !


Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie ?

C’est la question qui inquiète le plus. La réponse est nuancée mais rassurante sur le fond.

Le principe de protection

La maladie du salarié ne peut en aucun cas constituer un motif valable de rupture du contrat de travail. Un tel licenciement est discriminatoire au sens de l’article L1132-1 du Code du travail et doit être frappé de nullité.

Les exceptions autorisées

Un licenciement peut cependant intervenir sur la base de motifs étrangers à la maladie : perturbation avérée de l’entreprise nécessitant un remplacement définitif, motif disciplinaire (faute grave), motif économique, ou inaptitude constatée par le médecin du travail.

Protection renforcée pour accident du travail ou maladie professionnelle

Lorsqu’un salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle est en arrêt de travail, il bénéficie d’une protection renforcée contre le licenciement pendant toute la durée de cet arrêt, sauf quelques exceptions limitativement prévues.

💬 En cas de doute sur votre situation, n’hésitez pas à consulter un avocat spécialisé en droit du travail ou à contacter les services de l’inspection du travail.


Arrêt maladie et reconversion : comment préparer la suite ?

Un arrêt maladie, surtout prolongé, peut être un tournant. Beaucoup de salariés en Drôme-Ardèche nous contactent après un arrêt pour nous dire la même chose : « Je ne veux plus reprendre comme avant. »

C’est légitime. Et c’est même une opportunité à saisir.

Profiter de l’arrêt pour faire le point

Un bilan de compétences permet de :

  • Identifier vos forces et vos valeurs professionnelles
  • Explorer des pistes de reconversion réalistes et adaptées au marché local
  • Construire un projet professionnel solide avant de reprendre le travail
  • Valoriser votre parcours auprès des employeurs

L’éligibilité CPF : une chance à ne pas rater

Le bilan de compétences est éligible au Compte Personnel de Formation (CPF). Cela signifie que vous pouvez le financer sans débourser un euro, en utilisant les droits que vous avez accumulés tout au long de votre carrière.

💡 Bon à savoir : Vous pouvez démarrer un bilan de compétences pendant votre arrêt maladie, sous réserve de l’accord de votre médecin et de votre CPAM. La démarche reste discrète et personnelle.

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Comment studio recrutement vous accompagne dans votre retour à l’emploi ?

Studio Recrutement, basé à Valence (Drôme), est un cabinet spécialisé dans l’accompagnement des actifs en transition professionnelle. Depuis sa création, l’équipe a accompagné plus de 700 candidats en Drôme-Ardèche vers un projet professionnel épanouissant.

Ce que nous proposons

  • 🎯 Bilan de compétences certifié Qualiopi — finançable à 100 % par le CPF
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Questions fréquentes (FAQ)

Arrêt maladie combien touche-t-on en 2026 ?

En 2026, les indemnités journalières versées par la CPAM représentent 50 % de votre salaire journalier de base, calculé sur vos 3 derniers mois de salaire brut divisés par 91,25. Le montant est plafonné à 41,95 € bruts par jour (soit environ 39 € nets). Pour un salaire de 2 000 €/mois, vous percevrez environ 32,87 € bruts par jour, soit environ 885 € par mois (hors carence et hors maintien de salaire employeur).

Quels sont les 3 jours de carence et peut-on les éviter ?

Les 3 premiers jours de votre arrêt maladie ne sont pas indemnisés par la Sécurité sociale. Certaines conventions collectives suppriment ce délai et imposent à l’employeur de prendre ces 3 jours en charge. Vérifiez votre convention collective ou votre contrat de travail. En cas d’hospitalisation, certaines conventions prévoient également une prise en charge dès le 1er jour.

Mon employeur est-il obligé de maintenir mon salaire ?

Oui, sous conditions. Si vous avez au moins 1 an d’ancienneté et que vous avez transmis votre arrêt sous 48 heures, votre employeur doit compléter les IJ de la CPAM à hauteur de 90 % de votre salaire brut pendant les 30 premiers jours (à partir du 8e jour d’arrêt), puis 66,66 % pendant 30 jours supplémentaires. Les conventions collectives peuvent prévoir des conditions plus favorables.

Puis-je acquérir des congés payés pendant mon arrêt maladie ?

Oui, depuis la loi du 22 avril 2024. Vous acquérez 2 jours ouvrables de congés payés par mois d’arrêt, dans la limite de 24 jours par an. À votre retour, votre employeur est tenu de vous informer de ces droits dans le mois suivant la reprise. Vous disposez ensuite de 15 mois pour les poser.

Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie ?

Votre employeur ne peut pas vous licencier en raison de votre maladie — ce serait un licenciement discriminatoire, frappé de nullité. En revanche, un licenciement reste possible pour des motifs étrangers à la maladie : faute grave, motif économique, ou perturbation avérée de l’entreprise nécessitant votre remplacement définitif. En cas de doute, consultez un avocat spécialisé.


Chiffres clés

📊 41,95 € : montant maximum des indemnités journalières brutes en 2026 (Source : Service-Public.fr / CPAM)

💡 50 % : taux de remplacement du salaire journalier de base par les IJ Sécurité sociale (Source : Code de la Sécurité Sociale)

📅 3 jours : délai de carence appliqué à chaque arrêt maladie dans le secteur privé (Source : Assurance Maladie 2026)

🏢 90 % : taux de maintien de salaire par l’employeur pendant les 30 premiers jours (pour les salariés avec 1 an d’ancienneté) (Source : Code du Travail, art. L1226-1)


Conclusion

Un arrêt maladie entraîne inévitablement une perte de revenus — c’est une réalité. Mais en connaissant précisément vos droits et les montants auxquels vous avez droit, vous pouvez anticiper, éviter les mauvaises surprises et prendre les bonnes décisions.

En 2026, retenez l’essentiel : 50 % de votre salaire journalier de base versé par la CPAM à partir du 4e jour, un plafond à 41,95 €/jour, et un maintien de salaire employeur à 90 % dès le 8e jour si vous avez l’ancienneté requise. Sans oublier vos nouveaux droits à congés payés acquis pendant l’arrêt.

Et si cet arrêt vous amène à vous interroger sur votre avenir professionnel, Studio Recrutement est à vos côtés à Valence. Plus de 700 actifs de Drôme-Ardèche ont déjà franchi le pas. Pourquoi pas vous ?

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